L’agriculture, Nina Métayer en parle avec passion et humilité, fière de célébrer en tant que marraine cette édition des Journées nationales de l’agriculture 2026 consacrées à « L’agri­culture de demain : quel avenir pour nos assiettes ? ». L’occasion pour l’une des plus grandes pâtissières du monde de rendre hommage à un secteur auquel elle doit beaucoup.

Éloge de l’agriculture tricolore

« Sans une bonne agriculture française, on ne pour­rait pas travailler correctement. C’est là que se trouvent nos matières premières. C’est essentiel. Nous sommes simplement des transformateurs et des passeurs. Nous prenons ces denrées et les amenons à nos clients. »

Blé, farine, fruits, œufs, huile, lait… les ingrédients qu’elle tra­vaille au quotidien sont fournis par ces professionnels qui ne comptent pas leurs heures pour en assurer la saveur. « Il faut de bons produits pour confectionner un bon gâteau. Nous ne sommes pas des magiciens. »

Des produits de qualité

Et pour les sélectionner, il est essentiel de connaître l’activité agricole et ses filières. Il s’agit d’identifier la pro­venance de chaque aliment, d’en saisir les enjeux et de mesurer l’im­pact des variations saisonnières.

Du beurre de son terroir natal : le Poitou-Charentes, aux pêches de la Drôme en passant par les fraises du Sud-Ouest, chaque ingrédient qu’elle malaxe raconte une terre et des pratiques qu’elle appréhende avec intérêt pour le transmuer.

Dans ses trois boulangeries situées à La Rochelle, ou ses adresses d’Île-de-France, elle veille au grain, en se fournissant auprès des pro­ducteurs régionaux. Une mise en musique des ingrédients locaux qu’elle compte également appliquer dans la boulangerie qu’elle ouvrira bientôt sur l’Île de Ré.

Le rôle de l’alimentation pour la santé

Pour elle, l’enjeu de la qualité va de pair avec la grande mission dévolue aux agriculteurs : l’alimen­tation. « Notre métier premier consiste à nourrir les gens. Certes, la pâtisserie est un superflu : il n’y a pas d’obliga­tion vitale à manger des desserts. Nous sommes essentiels uniquement pour le bonheur et la gourmandise que nous apportons aux gens. »

Et s’alimenter répond à un besoin de santé. « On est ce que l’on mange. C’est important pour le goût et la santé. » Sa gourmandise préférée, la galette des rois, mobilise ce qu’il y a de bon et sain dans le monde paysan. « J’y suis très attachée. Le choix de la farine et du beurre y est crucial. Ils doivent être sélectionnés avec soin. » Un poème chantant la beauté des cultures françaises et le savoir-faire des paysans travailleurs de la terre.